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L'océan, qui se meurt sur les plages dorées, Tantôt bleu, tantôt vert, se fond avec les cieux, Dans sa vie tourmentée, il est là, nous guidant Au dépassement de soi, à l'écoute de Dieu, Quelle puissance de vie, et quelle majesté, Dans la vague qui chante, et son flux incessant Mais qui gronde parfois, dans sa course effrénée Vers je ne sais quelle rive, quel pays enchanteur; Tout un monde secret vit dans ses profondeurs, Dans la joie partagée d'un Éden retrouvé. Cette mer insondable, qui vit toute seconde Comme si, chaque fois, c'était l'extase ultime Livrera-t-elle, l'essence de son origine ? De sa grande puissance, de sa beauté profonde ? Combien plus belle encore au jour de l'ouragan Où l'écume rageuse, brisant sur les rochers Sa force libérée, son trop plein d'énergie La mer, amie fidèle, est parfois l'ennemie Quand elle prend en otages, plus d'un infortuné Que toute une famille regrette en les pleurant. Ô Océan perfide, tu sais sans fin garder Ceux que tu as choisis, amis leur as-tu donné, Avant l'ultime instant, la joie de vivre en toi, De ne plus faire qu'un, de se sentir aimé, Pour que malgré la peine, leur famille éplorée Puisse trouver en toi, une amie, une alliée … Et, ne plus te maudire, comme à l'instant d'effroi Qui vit devant leurs yeux, s'engloutir d'être aimé Le frère, le mari, l'enfant, le nouveau-né Que le Destin venait, soudain de désigner. Tu restes, malgré tout, univers de merveille, Qui, pour chacun de nous, toujours se renouvelle, Faisant vibrer dans l'air, les accords d'un tempo, Qui s'enfle, s'amplifie, et devient concerto, Il emplit l'Univers, l'inonde de lumière, Devient méditation, se transforme en prière, Atteint les harmonies d'une grande symphonie; Les chœurs à l'unisson, chantent à l'Infini, La grandeur de la Mer, de l'Océan charmeur De sa vie incessante et de son créateur. © Jeanne-Marie Cayron
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Vent du printemps fleuri, au bruissement léger, Vent chaud du plein été, aux senteurs parfumées, Vent tiède de l'automne aux accents mordorés, Vent glacée de l'hiver, qui gèle les sommets, Tous, sans fin, vous chantez, au long fil des années, Des mélodies d'amour sur des tempos légers, Grisant l'humble mortel de vos accords charmeurs. Vent du large, irisant les vagues de l'Océan, Vent du Nord, annonçant le froid vif et glacé, Brise légère et douce, bise aiguë vivifiante Vent d'autan, souverain au pays occitan, Froid mistral de Provence, tramontane effrontée, Vents de toutes régions, vous qui harmonises Des symphonies d'amour, de hymnes éblouissants, Si vous pouviez un jour, faire e comprendre à l'homme, La grandeur des accords vibrant à l'Infini, Quand vous soufflez légers, avec force, violence, À travers plaines et monts, océans et forêts Vous seriez messagers de musique cosmique Orchestrée par le Maître de tous les univers, Inondant tout notre être, épris de liberté D'effluves, de parfums, venus du Créateur Pour lui faire connaître au-delà du réel Les ondes éthérées, porteuses d'irréel. Au cœur de ces accords, le vent vient nous parler Mais qui comprend vraiment la subtile musique Sans cesse recréée pour notre émerveillement, Tantôt gaie, tantôt triste, légère ou bien ardente Nostalgique, langoureuse, monotone, obsédante, Notes virevoltantes ou vibrants adagios C'est la voix du Seigneur, qui nous vient de l'éther, De mondes bien lointains, ignorés des humains. Merveilleuse harmonie, cette musique étrange Est avant-goût du ciel, un instant d'Infini Laissons-nous pénétrer de ces accords subtils, Et quand nous ressentons cette osmose harmonieuse, Pénétrer tout notre être qui s'évade aussitôt Vers des mondes d'amour, de paix, de liberté, C'est un signe divin, qui fait vibrer nos cœurs Aux accords harmoniques, inondant l'Univers Appel du macrocosme, de l'infiniment grand, Pour que le microcosme, l'infiniment petit Puissent rejoindre un jour, dans la plaine du Ciel, Le Grand Compositeur, le Maître, l'Éternel ! © Jeanne-Marie Cayron
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