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Le soir tombe. La nuit se vêt de son manteau De lune, et déjà, dans la demi-pénombre, Tu sombres peu à peu dans la douce inconscience Précédant le sommeil que tu appelles dans l'ombre. Les bruits se taisent. La ville aussi s'endort, La torpeur t'envahit, anhilant en toi, Les pensées qui t'agitent en tourbillonnant Dans ton esprit brumeux, qui bientôt s'évanouit Laissant ton cœur meurtri sombrer dans le sommeil. Tu es là, calme, heureux, sous le ciel étoilé Qui bientôt va pour toi, ouvrir un univers Que tu ne connais pas au long de ton éveil. Ton corps s'agite encore de petits soubresauts Se tourne, se retourne, pour s'apaiser enfin. Et c'est alors pour toi, un émerveillement Dont malheureusement, tu ne peux soupçonner La beauté, la grandeur, car c'est pendant la nuit, Que vont s'ouvrir pour toi les portes du cosmos, Libérant ton esprit dans ton corps prisonnier. C'est un sommeil profond qui envahit ton corps, Et tu commences alors le merveilleux voyage Au cœur de l'invisible, près de tes Guides, tes Maîtres, Tu rencontres aussi, le long de ton chemin, Des parents, des amis, bien trop tôt disparus Mais qui souvent connaissent des heures éblouissantes De bonheur, d'Amour, de Joie dans leur nouvelle vie. lls sont là ,près de toi, et veulent te guider T'apportant dans la nuit, la clef de tes problèmes. Tu perçois leur présence, la beauté de leur Monde Et dans ce doux envol, tu retrouves la joie, L'espoir du lendemain, qui fait vibrer en toi, Les cordes les plus sensibles, et redonne courage Tu vis de doux instants au cœur de l'Invisible, Et tu ressens en toi, cette force infinie Qui te pénètre mieux au cœur de chaque nuit. Ce sublime voyage, bien trop souvent hélas S'efface de l'esprit de plus d'entre nous Et, tu n'as pas conscience dans le petit matin, D'avoir vécu la nuit, ces joies inoubliables. Si la nuit, tu t'évades de ton corps douloureux Bien souvent, tu l'ignores, mais bien inconsciemment, Tu profites parfois dans ta vie quotidienne Des bienfaits de la nuit, trouvant la solutions À des difficultés parfois insurmontables En mettant en pratique tes acquis de la nuit. Tu vis de doux instants au cœur de l'Invisible, Et tu ressens en toi, cette force infinie Qui te pénètre mieux au cœur de chaque nuit. Ce sublime voyage, bien trop souvent hélas S'efface de l'esprit de plus d'entre nous Et, tu n'as pas conscience dans le petit matin, D'avoir vécu la nuit, ces joies inoubliables. Si la nuit, tu t'évades de ton corps douloureux Bien souvent, tu l'ignores, mais bien inconsciemment, Tu profites parfois dans ta vie quotidienne Des bienfaits de la nuit, trouvant la solutions À des difficultés parfois insurmontables En mettant en pratique tes acquis de la nuit.
Si tu m'écoutes encore, et si tu n'as pas souri En venant de me lire, c'est que tu as compris, Que ce voyage, ami, n'est pas un rêve, un mythe, Même s'il s'effectue dans la pleine inconscience. C'est à l'appel du monde invisible, mais réel, Que tu réponds ainsi, quant au cœur de la nuit, Tu t'évades, heureux, pour aller retrouver Tes amis disparus, mais plus vivants que toi. Car la vraie vie, crois-moi, n'est pas si matérielle, Même, si au réveil, plus aucun souvenir Précis de ce voyage vient hanter ta mémoire, Qu'importe. Il a bien existé. Il te permet, Pendant que ton corps las, fatigué, se repose De vivifier en toi, la force, l'énergie, Pour reprendre au matin, le chemin de la Vie.
© Jeanne-Marie Cayron
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Soirée d'été, fleurs parfumées, senteurs boisées, Rythmes étouffés, zéphyr léger, nuit étoilée, Tout invite à trouver la joie et l'harmonie; Mais quel est donc ce mal qui ce soir te tourmente, Qui rend triste à tes yeux, la beauté qui t'entoure, Qui brise ton élan, ta soif de liberté, Pour te laisser sans force, envahi de tristesse? Oui, je crois deviner, c'est Dame Mélancolie, Qui inonde ton cœur et submerge ta vie. Elle est là, triste amie, des jours sombres et sans joie Plus amère à tes lèvres que le fiel, ce poison, Plus forte que le vent, que l'ouragan qui gronde Se substituant sans fin à tes pensées profondes, Elle détruit peu à peu l'espoir qui te fait vivre. Ton esprit torturé s'endort à ses accents Qui diminuent en toi ton énergie vitale. Dame Mélancolie, règne en souveraine Dans chacun de tes gestes, et chacun de tes jours, Rien ne compte pour toi, que ses vibrants appels; Ni l'oiseau qui t'éveille, ni le vent qui te berce, Ni la cime inviolée, ni la mer déchaînée, Ni l'herbe tendre et douce où ton corps se repose, Ni même le sourire, de l'enfant qui t'appelle, Le regard éploré du malade en détresse, Qui vers toi tourne en vain, une main qui t'implore. Dans la nuit de ta peur, au fond de ta tristesse, Tu n'entends plus personne, ton regard est aveugle, Car la mélancolie a dominé ta vie. Mon ami, reprends-toi; tout ne peut se confondre En un tel désarroi; et dans la nuit obscure, Une étoile a brillé, une main a surgi T'entourant tendrement de leur protection. Non, tout ne peut ainsi s'achever dans la nuit; Le soleil peut briller, dans la joie retrouvée; Regarde autour de toi, la vie peut te sourire, La fleur s'ouvre au matin, dans toute sa splendeur, Et t'offre son parfum; aux effluves subtils. L'oiseau dans son envol, gazouille joliment Et t'apporte son chant dans l'aube qui se lève. Bien que timidement, PHŒBUS, sort du sommeil Auréolant les cimes, irisant l'eau qui dort. La truite bondissante sort du lit du torrent Faisant briller dans l'air, ses couleurs d'arc-en-ciel. L'air doux et parfumé pénètre tout ton être, Chassant hors de toi-même, cette mélancolie, Cette obsédante angoisse, ces idées de tristesse; Et mettant dans ton cœur, la fleur de l'espérance, Il communie en toi, et te fait retrouver, La beauté de l'amour, de la joie partagée, La liberté d'agir, de choisir ton destin, D'être pour tous les autres, une étoile, un soleil, Qui brille au firmament d'un éternel printemps. © Jeanne-Marie Cayron
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